dimanche 14 juin 2009

Printemps Thiérachien


Le printemps est certainement la plus belle saison pour admirer la verdeur bucolique de la Thiérache, région productrice du fromage Maroilles (en autres...). La vallée du Ton, qui traverse cette région bocagère, est peut être l'un des plus coins les plus esthétiques et les plus emblématiques.


Eglise fortifiée d'Origny-en-Thiérache, au coeur de la vallée du Ton. Ces églises fortifiés, c'est à dire à usage autant sacré que militaire et défensif sont très typiques de la région. Elles émoignent d'une époque médiévale marquée par une insécurité permanente qui contraste avec l'image de tranquilité presqu'absolue que donne la région aujourd'hui.





Zones humides de la vallée du Ton





Vallée du Vilpion : Maison et église fortifiée de Gercy, au sud-ouest de Vervins







Sur les plateaux, plus agricoles, un peu plus secs (ventés) :


Voici une ferme typique de Thiérache :



L'église fortifiée de la Bouteille :





Aux confins du territoire français, en bordure de sa grande forêt domaniale, voici le site de Saint Michel-en-Thiérache, avec son abbaye, aujourd'hui restaurée :



dimanche 7 juin 2009

Le Chateau de Pierrefond


Le Chateau de Pierrefond est situé dans les plateaux de l'Ile de France, au coeur de la vaste forêt de Compiègne, dans l'Oise. L'édifice en ruine fut restauré au XIXième siècle par Viollet-le-Duc. Dans l'état désastreux où il était, le bâtisseur a eu presque carte blanche pour aller jusqu'au bout de ses rêves. Il en résulte une oeuvre personnelle devenue élément de patrimoine très prisé touristiquement (bondé le WE) et il faut l'avouer, assez spectaculaire par sa puissance.



La cour intérieure, d'inspiration très Renaissance...









Le Chateau de Pierrefond, dans ses sculptures, ornementations, partis-pris esthétique, est un moyen age réinventé, sans censure, avec un imaginaire médiéviste qui relève un peu du rêve de gosse.


Le chateau a donc son style propre, celui de Viollet-le-Duc, plus qu'il ne suit un style particulier d'un age médiéval.


Seul problème, comme à Chambord : c'est un chateau-oeuvre, c'est un chateau de façades mais c'est aussi un chateau vide.

Néanmoins la plupart des salles intérieures, à défaut d'un mobilier très présent, sont ornementées :



Reflet du Chateau sur l'étang, témoins de l'époque "Pierrefond-les-Bains" qui date du début du siècle.


La petite et ancienne gare de Pierrefond, est très esthétique :



Le Chateau dominant les grands hêtres :

mardi 26 mai 2009

Escale à Reims

Le temps d'une courte escale en soirée à Reims, quelques photos de la cathédrale, notamment.



Cathédrale des sacres, autour du siècle de Saint Louis, son programme architectural tourne autour de la royauté et de la fleur de lys.


L'ensemble est assez massif et évoque une puissante et resplendissante couronne : l'esprit de ses fondateurs ne souffre pas l'ambiguité.




Le centre ville de Reims est une sorte de melting-pot d'architectures de reconstruction des années 20, avec une forte présence art-déco. L'ensemble reste très hétérogène, la trame urbaine est difficilement lisible hors des lieux centraux. Plus que sur l'ensemble, qui relève plutôt de l'agrégat, c'est une ville plutôt à regarder en détail.


architecture art-déco à Reims (ancien théâtre devenu cinéma)


Au niveau de la place d'Erlon

vendredi 22 mai 2009

Obernai


Obernai est une petite ville du piémont des Vosges, dans le Bas Rhin, situé aux pieds du Mont Saint Odile. C'est encore un exemplaire d'architecture alsacienne typique en colombage, mais aussi dans l'emploi du grès rose dans les constructions des bâtiments religieux et administratifs.














Le beffroi d'Obernai


Autour de l'hotel de ville:










dimanche 17 mai 2009

Un printemps à Laon

La cathédrale et le vieux Laon, en haut de la butte

La ville de Laon, chef-lieu du département de l'Aisne, a la particularité de s'être développée initialement sur une butte témoin marquant la fin des plateaux calcaires de l'Ile de France. Cette butte de 100m de haut, en forme de croissant, donne des perspectives originales et a beaucoup conditionné son agencement. Laon possède l'un des centres historiques les plus riches en monuments historiques de la région, ainsi que de nombreux souterrains.

Une des vues les plus connues de Laon et qui explicite bien son site :


La ville s'est développée suivant le croissant du plateau en dominant le site forestier et agricole (anciennement vinicole) de la cuve Saint Vincent.

La nature (presque sauvage, puisqu'on trouve sangliers et cervidées, ce qui n'était pas le cas au Moyen Age où il n'y avait pas de forêts) entoure en quelque sorte la vieille ville...

La ville récente s'est bâtie autour de la colline, à ses pieds, à partir de faubourgs.

Maintenant, le coeur de la ville :

La cathédrale gothique, datant du XIIième est élancée et a servi de modèle à celle de Paris(et Chartres) .



On trouve dans le vieux Laon, très dense du fait de l'étroitesse du sommet de la colline, de nombreuses perspectives sur la cathédrale, qui domine littéralement le paysage urbain.


Laon est une ville médiévale presque complètement entourée de remparts (en cours de restauration partielle), avec des portes d'accès. La plus célèbre est la porte d'Ardon :


Rare maison en colombage dans une ville où le calcaire blanc est privilégié :


Dans les rues en pente, perspective sur la Tour Sud-Ouest (55m) :


La Tour Sud-Est, celle de l'horloge, la plus haute et la plus aérienne (65m) :


La même Tour, vu du parvis Sud :


Particularité du gothique laonnois, l'abside n'est pas circulaire mais droite et solidement architecturé :


Un des boeufs de la Tour Nord (sculptures en hommage aux boeufs qui ont tracté les pierres pendant la construction de l'édifice, et associées à une légende très connue localement) :


On les retrouve sur sa tour jumelle (les parties internes sont en attentes de restauration) :


Les Tours jumelles vues du parvis Nord (très venté, en général) :


L'ensemble vue de l'Est :




L'intérieur de la cathédrale a la particularité d'être très lumineux, l'architecture gothique y est fine et élégante...


La voute de la nef fait 24m, mais sous la tour lanterne, la voute atteint les 42m de haut, comme on peut le voir sur cette photo :





Deux perspectives du Palais de Justice, dont le toît récent contraste de couleur (avant il était en ardoise) :


Dans les ruelles (très) étroites du vieux Laon :






Autre particularité locale : le POMA. Il s'agit de la ligne restaurée et modernisée d'un ancien tramway qui remonte la colline et qui constitue l'une des seules remontées mécaniques de la région. Peu utilisé par les laonnois (et parfois contesté), il fait néanmoins parti de l'identité de la ville.


L'horloge d'un toît de la rue Chatelaine :


La mairie, qui date du XIXième :


Densité forte du bâti au niveau de la rue du Bourg :


Sous l'arche de la porte des Chenizelles :


La même porte, au niveau des remparts, qui mène directement au coeur de la ville, complètement encastrée dans un bâti dense :


Autre église médiévale de Laon, la Saint Martin, d'allure plus austère:


Ici la façade d'architecture très nordique (brique) de l'école normale de Laon et qui rappelle que la ville est à la fois la fin des plateaux calcaires de l'Ile de France mais aussi la porte d'entrée du grand Nord de la France :


Promenade bucolique dans les ombelliphères au niveau des remparts de l'Arsenal :




Entre la ville nouvelle (et les faubourgs), dans la plaine, et la ville ancienne, sur la butte, on trouve de nombreuses sentes (près d'une quinzaine) montant à travers les espaces boisés. Celle de Morlot est l'une des plus jolies :


Au mois de mai, autour de la ville, on trouve de nombreux champs de colza :


Ceux-ci sont d'une jaune très marqué et ont une odeur d'essence assez caractéristique :


Champs de colza devant la butte et la cathédrale :



Quelques images des fêtes médiévales de Laon déroulées le 16 et 17 mai :


Artistes sur les échasses :







Le tournoi :


















Fabrication d'une côte de maille :


Groupe de musiciens médiévistes :

samedi 2 mai 2009

Au cours de la Dordogne...

La Dordogne, vue du belvédère de Domme (site de la Roque Gageac au fond)

La vallée de la Dordogne, au fond très plat (alluvions, remplissages...), est bordée de nombreuses corniches calcaires marquant les plateaux vallonnés environnant, d'un commandant dépassant guère 100m en général. Ces falaises, sorte de fiers promontoires, apportent des ruptures minérales dans ce relief arrondi et verdoyant. Le rendu final est particulièrement esthétique, notamment au printemps et en automne.

Le village de Domme, avec sa grotte très concrétionnée, est situé sur un de ces promontoires, et est particulièrement esthétique vu de loin.

Jacquou le Croquant, une figure périgourdine


Vieille pierre au coeur de Domme

En descendant le cours de la Dordogne, on trouve ensuite le superbe site de la Roque Gageac. Les falaises calcaires bordent directement la rivière.

Lorsque la Dordogne n'est pas trop haute, on peut la visiter avec des gabardes, avis aux flâneurs...


Il s'agit d'un village-rue du fait de l'étroitesse du site. L'adéquation entre le calcaire des habitations et celui de la corniche est presque parfaite.


La fusion avec la roche va aussi dans l'habitat et la fortification troglodyte, avec un cheminement quelque peu aérien, comme on peut le voir sur ce fort développé dans les abris sous roche, profitant des couches érodés.


Le village blotti sous la falaise. Dans les dédales des rues en pente, on trouve un jardin exotique...


La Roque Gageac vu de Castlenaud, la prochaine étape sur le cours de la Dordogne. Castelnaud est LE chateau dans un pays de chateau. L'un des plus important, perché sur son promontoire au niveau d'un coude de la Dordogne.


La montée au Chateau se fait par un cheminement pavé bucolique entre des murets et des bosquets...et de bien belles maisons avec cette même unité de matériau et d'architecture.


La confluence avec le Céou se fait au pied d'un bras de plateau, au niveau du coude.


Le village en pente de Castelnaud, devant le vallon de Céou...


A l'autre bout du village, le puissant chateau de Castelnaud s'impose...Le premier site viendrait du XIIième, le donjon est du XIIIième.


Une magnifique ruelle en pente, assez étroite, mène aux portes du chateau


L'aplomb du chateau est assez impressionnant (NB non retouché)


Une muraille puissante !


Autre étape à peine plus loin dans le cours de la Dordogne, le superbe rocher de Beynac, assez similaire à celui de la Roque Gageac, à la différence qu'il est surmonté d'un château médiéval aux nombreuses tourelles, comme sorti d'un tableau de la période romantique. Le premier château date également du XIIième. Comme celui de Castelnaud, il a été très marqué par la guerre de Cent Ans. Son allure est nettement plus austère que Castelnaud, notamment par ses murailles crenelées.


Le village s'étend des berges de la Dordogne, puis remonte très élégamment la pente jusqu'au chateau, contournant la falaise. On y trouve un cheminement dans le même esprit que celui de Castelnaud.


Au niveau des berges, il s'agit d'un nouveau coude de la Dordogne et les gabardes y voguent à souhait quand le niveau d'eau le permet.

Dans la montée, une grande demeure avec un magnifique jardin dont on ne doute guère du caractère panoramique! S'il existe bien quelques paradis sur terre, en voilà un!


Le Chateau de Beynac, un autre jour, dans une athmosphère quelque peu orageuse...

Sarlat La Canéda, joyau du Périgord Noir

Place Boissarie au coeur de Sarlat

Sarlat, situé dans une petite cuvette dans les très vallonnés et verdoyants plateaux de la Dordogne, est la capitale culturelle du Périgord Noir. Cette petite ville, tout en pierre de taille local (calcaire aux teintes chaudes) possède un centre ville d'une rare beauté, frisant la perfection dans l'unité de style mais également la diversité des monuments. D'une gestion sobre et soignée, il est plutôt à fréquenter hors-saison pour profiter de ses perspectives magnifiques.


La statue du badaud de Sarlat devant la Place de la Liberté


La place du Marché aux Oies, emblématiques du Périgord


Place du Marché aux Oies


Hôtel de Maleville, du XVIième siècle


Hôtel de Maleville, fronton extérieur


Porche de la rue de la Salamandre, symbole de Sarlat


La Maison de la Boëtie, chef d'oeuvre renaissance (XVIième)


Rue de la Boëtie, avec la cathédrale au fond


Place du Peyrou


Terrasse ombragée sur la rue A.Cahuet


Dans les ruelles de l'autre de la rue de la République (axe central)


place de la liberté


portail baroque de la chapelle des Recollets


Place du Marché aux Oies


cour des Chanoines



l'abside de la cathédrale et ses chantiers





La forme ogivale de la Lanterne des Morts, dans les jardins de l'Enfeus


La glycine, très appréciée localement, s'harmonise bien avec la pierre locale au niveau du Présidal (restaurant gastronomique)


L'ancienne église gothique sainte Marie, dépouillée à la révolution, devenu lieu de marché quotidien. L'architecte Jean Nouvel a fait le porche que l'on voit au fond, son style lisse et monumental donne un peu le vertige !

Sarlat est également très romantique le soir, avec des tables de qualité :



Eclairage autour de la cathédrale...Tour et abside.




L'élégant hôtel Gérard, avec ses expositions artistiques...


La superbe maison de la Boëtie, qui aurait besoin d'un peu de restauration, pour rester l'emblème immuable de cette fantastique cité.